« Tout n’est pas dit encor, et mon sort est bien vert »
Jules Laforgue

puits1

Au long puits, le temps fuit, par-dessus la margelle
effaçant, froidement, nos nubiles marelles
au sol (qu’un doux soleil a déserté, depuis…)
dessinées à la craie, narguant les vents, la pluie

Un seau (moussu rondo) n’a bientôt que nos larmes
à verser au cerceau d’où s’abîment les charmes
en vains renvois d’Et-Moi ! aux multiples échos
perdus pour la vigueur de nos primes brûlots

Prête à s’en réjouir, la Camarde attend là
savourant nos soupirs et se léchant le bras
singeant quelque angora, un pet à son nadir

Un vent de « Mais… !?! », inquiet, rehausse un brin sa jauge
avant d’aller au puits lever sa dîme d’auge

Il n’est meilleur endroit où jeter sa faconde
qu’au puits où se destine aussi la fin du monde

« Tout n’est pas dit encore…* », quoique sur la sellette
là, je me remémore où se logeaient nos fêtes

Sur le bord de ce « Puis... ? », où s’épuisent nos ors

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tiniak ©2022 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
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*Jules Laforgue - Dimanches VI.