Je promène, vers l'Aisne*, mes agglomérats 
et les moiteurs de ce front sonore essaiment, 
sous un vent délavé que la vie exila, 
quelques pleurs cristallins depuis l'océan blême 
de recueillir les voix chères qui se sont tues 

Lointaine, et calme, et grave, 
cette étrange atmosphère, oh ! les sait rafraîchir, 
car elle est seule et lasse, autant que l'est mon pas, 
pleurant intimement, plutôt que de gémir, 
le déclin des aimés qui ne reviendront plus. 
Elle a ce don, moi pas... 

Je me souviens qu'ici - pour Elle-Seule, hélas ! 
ce rêve où je me rends aura gardé ma place 
qui m'aime pénétrant, autant comme j'en sors;
il est doux, me comprend - quant à vous ? Je l'ignore...

"- Quoi ? C'est pas l'océan, cette onde que je borde ?
"- Ben, non; pardon ! C'est l'Aisne..."

Son regard est pareil !
Ni tout à fait une autre et la même à la fois,
cette rive océane, amoureuse et que j'aime
absorbe mon trajet comme l'ombre ma foi
et m'aime tout à fait (pour un alter-poème ?)

cin4d_Buster-Rainy(Keaton)

tiniak ©2022 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
ⓁⓄⓋⒺ ! ⓁⓄⓋⒺ ! ⓁⓄⓋⒺ !
Pour un défi d'écriture, le 15ème concocté par Marie Kléber (bulle atmosphère-hic de la-dite !), nous invitant à reprende "à (n)otre guise", du fameux (familier ?) poème de Verlaine, les mots en gras...
Mes coudes khâgneux n'ont pas pu résister, désolé... Non, pas ! Joyeux !!

Pour l'heure (pour l'heur de votre curiosité ?), l'atelier à suscité les autres contributions suivantes :


Mon rêve familier - de ce cher Paulot

Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D’une femme inconnue, et que j’aime, et qui m’aime,
Et qui n’est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m’aime et me comprend.

Car elle me comprend, et mon cœur transparent
Pour elle seule, hélas ! cesse d’être un problème
Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,
Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.

Est-elle brune, blonde ou rousse ? Je l’ignore.
Son nom ? Je me souviens qu’il est doux et sonore,
Comme ceux des aimés que la vie exila.

Son regard est pareil au regard des statues,
Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a
L’inflexion des voix chères qui se sont tues.


*Ben, nan ! Je réside en Normandie, #WTF !🤣

 Et sinon...
Vous connaissez Ô Verlaine de (mien cher) Jean Teulé ?