Une heure ou deux, et la troisième
à formuler un probable “je t’aime” ?

Trois, quatre et cinq
à voir en quoi je suis ornithorynque
(oui, j’en parlais encor, il y a peu)

Six, sept et huit
Ma sœur, ma sœur
sache comment mon cœur t’invite

Mon cœur t’invoque !
petite femme chaussée de breloques

A trois fois huit, c’est la minuit !
Et nous voilà, dans les bras l’Un de l’Autre
auprès du fleuve où l’on se vautre
et nous faisant tant de guilis
qu’en filigrane
même la fourmilière arbore ce panneau :
“En panne”

Il fait si bon être l’amant
(même pour quelque vingt-quatre heures)
dans la vie d’une femme
dont le sourire est un bonheur
et les soupirs, un feu brûlant !

filigrane_l'ultime-combat


tiniak ©2022 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
pour l'atelier mensuel de Filigrane - "Vingt-quatre heures de la vie d'une femme".